Üzeyir Lokman Çayci

CE QUI S’ECRIT PAR LA GUERRE DANS LE NOIR

Tu ne pourras plus te réchauffer, tes mains froidies ne pourront plus se tendre vers l’amitié ! Tu as le temps de regarder en arrière ne fût-ce qu’une fois…Revois encore une fois la durée de ton amitié avec les fleurs…le plaisir que tu prends à aimer…la lumière que tu répands par la beauté de ton for intérieur!

C’est malheureux Mais ce sont eux qui décideront de tes lendemains. Peut-être que le mois de mars ne reviendra plus. Tes pieds d’enfant ne pourront plus s’enfoncer dans la neige. Les traces de guerre ne seront plus effacées dans les écoles après toi. Les livres parleront de toi. Jette-toi pour une dernière fois dans les bras de ta mère avant de voir les traces de sang, de ressentir les souffrances. Dis adieu aux fleurs à souffle coupé. Le temps se rétrécit au fur et à mesure que les souffrances piétinent tes sentiments.

Tu ne seras jamais oublié pendant que tes souvenirs se plantent dans les cœurs des vivants. Au lieu de laisser les colères là où elles sont pourquoi veulent-ils faire la guerre ? As-tu jamais pensé à ce qu’ils veulent de toi? C’est leur ennemi interne qui les mobilise ! Je sais que tu te trouves face à la folie de ceux qui ne peuvent même pas s’entendre avec eux-mêmes. Je n’y peux rien ! Je ne peux empêcher les animosités qui font de toi une cible par des guerres dont l’essence est de tuer et de provoquer des larmes. Tu es tout petit…Je t’aime très fort ! Demain les faux sentiments contenus dans les recettes de ceux qui cherchent une ombre pour la peur et un matériau aux complaintes seront étalés les uns après les autres… Les passions feront trembler les mains de certains pendant qu’ils dessinent les tâches de sang avec leur encre. Tu peux en être sûr, mon enfant !

Si à table ta mère affamée tombe sur toi en larmes avant de manger une seule bouchée de pain, n’oublie pas de lui faire un sourire, mon enfant ! A présent, tu vis sous les menaces de guerre qui sentent le pétrole. L’Irak vibre devant tes fenêtres. Les lignes vieilles se mettent à te suivre également ! Je sais que les fleurs ne vivent pas aux bouts des canons…La guerre porte des chagrins et non des joies dans les foyers ! Jette-toi pour une dernière fois dans les bras de ta mère avant de voir les traces de sang, de ressentir les souffrances. Dis adieu aux fleurs à souffle coupé. Le temps se rétrécit au fur et à mesure que les souffrances piétinent tes sentiments.

Traduit par Yakup YURT